Reportages

Le pèlerinage « de printemps » à Lourdes, s’est déroulé du 16 au 20 avril. La délégation gardoise, accompagnée de Mgr Robert Wattebled, était composée de 80 pèlerins et 29 jeunes, élèves du collège de La Salle et du Lycée Saint Vincent de Paul, ainsi que de 100 malades et 230 hospitaliers.
Processions, démarche de guérison des corps et des cœurs, ce fut comme toujours une semaine très riche, avec en point d’orgue, cette fois-ci, la journée à la Cité Saint Pierre du Secours catholique, au cours de laquelle est intervenu Anne-Guillaume Vernarckt, chapelain chargé de l’accueil des pèlerins.

« Faites tout ce qu’il vous dira »

On connait ce conseil de la Vierge Marie aux serviteurs de la noce à Cana. Marie, sur laquelle l’évangile est très discret, nous livre là un chemin de sainteté ; car ce conseil, au-delà des siècles, s’adresse à chacun de nous ! C’est pour cela que cette année, les sanctuaires de Lourdes nous le proposent comme thème de réflexion, pour enrichir notre pèlerinage…
2018, en avril ou en juillet, nous sommes au coeur des 160 ans des Apparitions… Comme l’évangile, l’événement est toujours actuel. Nous devons ouvrir nos cœurs à la Bonne nouvelle et devenir contemporains de l’évangile : Dieu s’approche, le royaume de Dieu est au milieu de nous… et n’opposer aucune résistance
au désir de Dieu, je laisse sa Parole me pénétrer et se faire chair en moi : « Voici la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon ta Parole. »

Retour aux sources

2018 peut être l’occasion d’un retour aux sources : Marie et Bernadette, deux femmes dont la rencontre silencieuse fait écho à la parole éternelle d’amour que le
vacarme de nos vies agitées, de nos angoisses et de nos peurs, ne nous permet plus de percevoir. Avec Bernadette, nous serons à l’écoute de la Vierge du Silence qui nous porte la parole unique d’un Dieu amour, créateur et sauveur. Le message de Lourdes n’est autre que la bonne nouvelle annoncée aux pauvres et qui leur est confiée.
Comme Marie et Bernadette, ne sommes-nous pas tous invités d’abord au silence de l’écoute ? Alors peut être les plus jeunes, les plus pauvres, les plus fragiles, les Bernadette d’aujourd’hui, nous apparaîtront comme ces privilégiés qui ont à partager l’essentiel invisible pour les yeux, qu’on ne voit bien qu’avec le cœur…

Gilles Scozzesi
Directeur des pèlerinages